Introduction
Ça fait maintenant deux ans que je travaille en Suisse. Quand j’ai quitté Marseille, franchement, c’était pas simple : toute ma famille est là-bas, mes habitudes aussi. Mais à un moment donné, tu réalises que si tu veux construire un avenir solide, il faut parfois franchir la frontière, au sens propre comme au figuré.
Comme beaucoup, j’étais attiré par la Suisse : des salaires plus élevés, une économie stable, et la réputation d’un pays où le travail est reconnu et respecté. Mais trouver son premier job en Suisse quand on est frontalier français, c’est un vrai défi. J’ai fait des erreurs, j’ai appris, et au final j’ai trouvé un poste stable, bien payé, avec un 13e mois, dans le secteur des télécoms.
Dans cet article, je vais partager avec toi mon parcours, les erreurs à éviter, et les étapes concrètes qui m’ont permis de décrocher ce premier job. Mon but est simple : que tu gagnes du temps et que tu évites de tomber dans les mêmes pièges que moi.
Pourquoi je voulais travailler en Suisse
Quand tu bosses six jours sur sept en France pour un salaire qui couvre à peine tes charges, à un moment tu dis stop. Je voyais autour de moi des collègues fatigués, démotivés, et j’avais l’impression d’avancer dans une impasse.
La Suisse, pour moi, c’était trois choses :
- Des salaires bien plus élevés : selon le poste, la différence peut aller de +30 % à +100 % par rapport à la France.
- Une meilleure qualité de vie : pas forcément moins de travail, mais plus de reconnaissance et d’équilibre.
- La stabilité : un marché de l’emploi solide, avec des secteurs en tension qui recrutent.
Je connaissais déjà des frontaliers. Certains couples vivaient très confortablement parce que les deux travaillaient en Suisse. D’autres, avec un seul salaire suisse, s’en sortaient plus difficilement. Mais globalement, le constat était clair : la Suisse offrait des opportunités que je n’aurais jamais eues en restant uniquement à Marseille.
Mes premières erreurs de candidat
Envoyer un CV français non adapté
Ma première erreur, c’était de postuler avec un CV à la française : deux pages, beaucoup de détails, une mise en page chargée. Résultat ? Silence radio. J’ai compris que les recruteurs suisses privilégient les CV clairs, concis, orientés résultats.
Postuler en masse sans cibler
Au début, j’envoyais 20 candidatures par jour, un peu partout. Mais en Suisse, la logique est différente : les entreprises attendent une candidature personnalisée. Mieux vaut 5 candidatures ciblées et bien préparées que 50 en vrac.
Sous-estimer la concurrence locale
Je croyais que le fait d’être frontalier suffisait. Mais la vérité, c’est que les Suisses recrutent d’abord sur place. Et comme frontalier, tu dois prouver que tu es aussi fiable et motivé qu’un résident.
Ne pas valoriser mon profil
Je ne mettais pas en avant mes atouts : mon bilinguisme, ma flexibilité, ma motivation. J’essayais de “faire comme les autres”. Mais pour sortir du lot, il faut justement montrer ce que tu as de différent.
Comprendre le marché suisse : ce que j’ai appris
Avec le temps, j’ai compris les règles du jeu.
- Le CV suisse : une carte de visite professionnelle. Une page suffit. Tu dois mettre tes compétences, tes résultats et une photo professionnelle.
- La lettre de motivation : contrairement à ce qu’on dit en France, elle reste importante. Mais elle doit être courte et factuelle : pourquoi toi, et pourquoi ce poste.
- Le réseau : c’est la clé. Beaucoup de postes passent par le marché caché. Les candidatures spontanées, les contacts LinkedIn, le bouche-à-oreille ouvrent plus de portes que les sites d’annonces.
- La mentalité suisse : les recruteurs veulent des candidats fiables, ponctuels, sérieux. Si tu montres que tu as un plan clair et que tu es motivé à long terme, tu marques des points.
Les étapes concrètes qui m’ont aidé à réussir
Adapter mon CV et ma lettre
J’ai refait mon CV au format suisse : une page, chiffres précis, sobriété. J’ai aussi simplifié ma lettre de motivation : quelques lignes pour montrer ma motivation et mon adéquation avec le poste.
Utiliser les bons sites emploi
J’ai arrêté de perdre du temps sur des portails trop généralistes. Voici ceux qui m’ont vraiment aidé :
- JobUp.ch : très utile en Suisse romande.
- Indeed.ch et LinkedIn : pour des recherches plus larges.
- Sites cantonaux comme emploi-ge.ch (Genève) ou vd.ch/emploi (Vaud).
Activer mon réseau
C’est grâce à mon réseau que j’ai décroché mon premier entretien sérieux. J’ai parlé autour de moi, utilisé LinkedIn, et surtout envoyé des candidatures spontanées. En Suisse, montrer que tu prends les devants est bien vu.
Préparer mes entretiens
Mes premiers entretiens étaient ratés : trop flous, trop stressés. Ensuite, j’ai préparé des réponses précises. J’ai appris à :
- Expliquer pourquoi je voulais travailler en Suisse.
- Détailler comment j’allais gérer mes trajets.
- Montrer que j’étais prêt à m’engager sur le long terme.
Conseils pratiques pour toi qui veux franchir la frontière
H3 : Prévoir une réserve financière
En général, il faut compter entre 2 et 3 mois pour décrocher un premier job. Si tu as du chômage ou des économies, ça te permet de tenir.
Utiliser un numéro suisse et si possible une adresse
Si tu postules avec un numéro français, tu risques de ne jamais être rappelé. Un numéro suisse, ça rassure les recruteurs. Et une adresse locale, si tu peux en obtenir une, c’est encore mieux.
Viser les secteurs accessibles sans diplôme
Beaucoup pensent qu’il faut absolument un diplôme prestigieux. Faux. Il y a du travail dans :
- La construction et le bâtiment.
- L’hôtellerie-restauration.
- La logistique et le transport.
- L’industrie.
Ne pas abandonner trop vite
J’ai envoyé plus de 80 candidatures avant d’obtenir mon premier poste. Si j’avais abandonné à la 20e, je ne serais pas là aujourd’hui. La persévérance est la clé.
Se faire accompagner
Si j’avais eu un guide dès le départ, j’aurais gagné des mois. C’est pour ça que j’ai créé GoFrontalier : pour donner un plan clair, éviter les erreurs et accélérer la réussite des autres.
FAQ — Les questions que je reçois le plus souvent
Combien de temps faut-il pour trouver un premier job en Suisse ?
En moyenne, entre 2 et 4 mois, selon ton secteur et ta préparation.
Est-ce possible sans diplôme ?
Oui. Les secteurs comme la construction, la restauration ou la logistique recrutent beaucoup sans diplôme.
Est-ce que les diplômes français sont reconnus ?
Oui, mais certains métiers nécessitent une équivalence (santé, droit, enseignement).
Est-ce que ça vaut encore le coup aujourd’hui ?
Oui, même si la concurrence est forte. Mais il faut être préparé et savoir se démarquer.
Check-list express pour réussir son premier job en Suisse
- CV suisse d’une page, clair et chiffré.
- Lettre de motivation courte et ciblée.
- Numéro suisse et adresse locale (si possible).
- Réseau activé (LinkedIn, bouche-à-oreille, candidatures spontanées).
- Préparation financière (2-3 mois de réserve).
- Connaissance des règles fiscales et de l’assurance.
Conclusion
Trouver son premier job en Suisse quand on est frontalier français, ce n’est pas une promenade de santé. Mais ce n’est pas non plus un rêve inaccessible. J’ai galéré, j’ai appris, et aujourd’hui je peux dire que ça a été le meilleur choix de ma vie.
Mon message est simple :
- Prépare-toi bien.
- Adapte ta candidature au marché suisse.
- Active ton réseau.
- Et surtout, persévère.
Et si tu veux éviter les erreurs que j’ai faites, rejoins GoFrontalier. Tu y trouveras un guide concret et un accompagnement personnalisé pour franchir la frontière et décrocher ton premier emploi en Suisse plus rapidement.

